Plaquette CCTA courants vagabonds

 

Arrêté du 5 mars 2014

Arrêté 5 mars 2014

 

Quelques mots sur la corrosion des armatures du béton armé

La corrosion des armatures des structures en béton est un énorme problème économique pour le monde entier.

Le béton est une très bonne protection de l’acier vis-à-vis de la corrosion en raison du pH élevé de sa solution interstitielle présente dans la porosité. Cependant, il existe deux causes principales d’amorçage de la corrosion : la diminution du pH de la solution interstitielle due à la carbonatation (réaction du gaz carbonique avec les hydrates du béton conduisant à la formation d’un acide faible) qui permet la corrosion de l’acier, ou rupture local du film passif recouvrant l’acier en raison de la présence d’un taux minimum d’ions chlore.

Une fois que la phase de propagation de la corrosion est active, les détériorations de la structure sont caractérisées par un éclatement du béton d’enrobage, résultant du caractère expansif des produits de corrosion, et s’accompagnent d’une réduction de la section des aciers ainsi que d’une perte d’adhérence acier-béton. Comparativement, la corrosion due aux chlorures est plus dangereuse que celle due à la carbonatation à cause de son développement  rapide et le risque de rupture soudaine pour le cas des environnements sévères. Les principaux  facteurs environnementaux mis en cause sont les chlorures provenant de l’eau de mer ou de l’air  marin et l’utilisation de sels fondants pour le déverglaçage des routes.

La prédiction de la résistance à la corrosion en milieu chloruré est basée sur :

  • La détermination de la vitesse de pénétration des chlorures dans le béton d’enrobage,
  • La détermination d’une valeur de seuil critique de chlorures initiant la corrosion,
  • La vitesse de propagation de la corrosion.

Le seuil de chlorures conduisant à la corrosion des armatures et les mécanismes mis en jeu dans la dépassivation par les chlorures sont encore des sujets de recherche et de débat.

Le diagnostic usuel de la corrosion des armatures est basé sur la mesure du potentiel libre de l’armature, les mesures de cinétique de corrosion restant encore difficilement réalisable sur un ouvrage. Le principe de mesures de potentiel libre de l’armature consiste à mesurer sous très haute impédance la différence de potentiel entre l’armature et une électrode de référence. Cette mesure ne nécessite aucune polarisation de l’armature afin de ne pas altérer les conditions d’équilibre du système électrochimique.

L’amorçage de la corrosion repose sur des valeurs de potentiels plus négatives pour des aciers à l’état actif. La mesure de potentiel est une méthode simple permettant de savoir si l’acier s’est dépassivé : il y a plusieurs centaines de milliVolts d’écart entre l’acier actif et l’acier passif.

 

EVENEMENTS 2015 – 2016

 

du 18 juin 2015 au 20 juin 2015 :

Salon « Ville sans tranchée » à Chatou

 

2015 :

Les rencontres de la Peinture Anticorrosion « Peinture anticorrosion et autres fonctionnalités associés » à Paris

 

du 16 novembre 2015 au 20  novembre 2015 :

Formation continue destinée aux ingénieurs de l’industrie et aux chercheurs académiques, École « Corrosion à Haute Température » (lieu à préciser – Sud de la France)

Printemps 2016 (en attente de date) :

Rencontre CEFRACOR « Perméation d’hydrogène »

du 11 septembre 2016 au 15 septembre 2016 :

EUROCORR 2016 à Montpellier

 

Les 3èmes Rencontres de la Peinture Anticorrosion

Le 1er Avril 2014 à Paris.

 

La Protection Cathodique

La protection cathodique est la technique anticorrosion des ouvrages métalliques enterrés ou immergés tels que les canalisations, les structures en mer, le béton armé, les cuves métalliques,…

– C’est la protection cathodique par anode galvanique (sacrificielle)

– C’est la protection cathodique par courant imposé (soutirage)

– C’est la protection cathodique par gestion des courants vagabonds (drainage)

Avec CCTA, votre protection cathodique mérite notre compétence (AFNOR Compétence – CEFRACOR Certification).